Bord de mer

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Oiseaux migrateurs

 

Nous sommes de guingois. C’était la première chose à comprendre. L’axe de rotation de la Terre n’est pas perpendiculaire au plan de son orbite autour du Soleil. Il est incliné d’environ vingt-trois degrés et demi. Cette inclinaison fait que  les hémisphères Nord et Sud sont orientés vers le Soleil une partie de l’année et loin de cet astre le reste du temps. Ce qui explique nos saisons. Nos climats sont tour à tour accueillants et inhospitaliers, selon des séquences régulières. La production alimentaire décline dans un hémisphère, alors même qu’elle augmente dans l’autre. Toutes les créatures doivent s’adapter à ces cycles pour survivre. La migration est un moyen de s’accommoder de notre inclinaison.

Les parulines à capuchon, pesant entre neuf et douze grammes, couvrent plus de neuf cents kilomètres sans s’arrêter au-dessus du golfe du Mexique, de même sue les colibris à gorge rubis, qui mesurent moins de neuf centimètres de long, et dont les ailes peuvent battre  entre vingt-cinq et cinquante fois par seconde. Les faucons kobez quittent la Sibérie et l’Europe de l’Est pour franchir la mer Noire, la mer Caspienne et la Méditerranée, en route vers les savanes du Sud-Est de l’Afrique. Les grues demoiselles survolent l’Himalaya pour aller hiverner en Inde. Les puffins à bec grêle  vont de la mer de Bering jusqu’à leurs aires de reproduction au large de l’Australie méridionale, arrivant chaque année à la même date, à une semaine près. Le bécasseau maubèche, un échassier trapu et court sur pattes, va de l’île de Baffin à la Terre de Feu, couvrant en tout près de trente-cinq mille kilomètres. Une sterne arctique, qui se rend de l’océan Arctique jusque dans l’Antarctique avant de revenir, doit faire environ quarante mille kilomètres par an – soit à peu de chose près le diamètre de la Terre.

 

In  « Les oies des neiges » de William Fiennes

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